Il y a parfois des moments dans notre vie où l’on sent profondément que quelque chose ne va pas, ne va plus. Ce ressenti peut également être de nature plus légère, à savoir que l’on sent instinctivement que des changements doivent être apportés, sans qu’ils soient forcément négatifs.

Ce processus est tout à fait naturel, un renouvellement permanent. Il n’y a qu’à observer la nature et ses saisons pour s’en apercevoir. Ces cycles nous semblent d’ailleurs normaux et nous les acceptons comme tels. Nous savons que les feuilles doivent tomber pour voir les bourgeons éclore par la suite. Il arrive même que nous souhaitions ardemment ces changements de saisons. Combien de fois avons-nous prononcé « Ah ! vivement l’été ! » ou bien « j’ai hâte d’être en hiver ! » ?

Alors pourquoi est-ce difficile de voir, de reconnaitre et d’accepter les changements qui se présentent pour chacun de nous ? Pourquoi faisons-nous notre maximum pour les mettre de côté ? Pourquoi gaspillons nous tant d’énergie à faire semblant qu’ils ne « sont » pas, qu’ils n’existent pas ? Pourquoi ce que nous acceptons à l’extérieur de nous, n’arrivons-nous pas à l’accepter à l’intérieur ? Comment se fait-il que nous fassions tellement d’efforts à vouloir absolument rester immuables ? Pourquoi en tant qu’adulte ne nous autorisons-nous pas à changer, à grandir ?

L’homme est à l’image de la nature, les changements sont une manifestation vivante de son être. Se renouveler est sa nature. En cela, ils lui permettent de grandir, d’évoluer, d’avoir accès à de nouvelles facettes de son être.

La croissance d’un bébé, puis d’un enfant, est quelque chose de merveilleux, tout à fait acceptée, acceptable voire surtout souhaitée. Chaque parent reconnait le bonheur de voir son enfant passer les différents stades de sa croissance, la nostalgie est quelquefois présente mais la reconnaissance de son évolution est toujours positivement vécue.

Et quelle joie de le voir enfin faire ses premiers pas ! L’émerveillement est total ! Quelle fierté :-)

Oui, mais pour cela et avant cela, on oublie que l’enfant a dû passer des positions allongées à assis puis à 4 pattes, et puis enfin il se tient debout.

Il a dû trébucher, tâtonner, se cogner, tomber, essayer, recommencer, persévérer, pleurer parfois. Il a dû agripper des mains, des jambes, des supports solides. Il a utilisé ses propres ressources comme des ressources extérieures. Et puis vient le jour où, enfin, il lâche la main qui l’accompagnait et est capable de marcher tout seul, d’avancer tout seul. Et durant tout ce chemin, pendant le déploiement de tous ses efforts, il a reçu réconfort, encouragement, soutien, aide, félicitations. Il sait surtout que ce qu’il entreprend est grand pour lui.

 

Entrer à l’âge adulte est la continuité de cette évolution, de ce premier pas. Grandir est un processus permanent.

Mais voilà, les croyances négatives, les jugements, les critiques ont remplacé les appréciations positives. Nous n’écoutons plus ce que nous ressentons à l’intérieur, tellement enclins à valoriser l’image que nous pouvons renvoyer ou ce que l’on pourra bien penser de nous.

Et le changement ne se fait pas, les blocages apparaissent, les impossibilités deviennent de plus en plus grandes. De plus en plus paralysantes. Et nous faisons du surplace.

Jusqu’au moment où quelque chose devient impératif, telle une intuition, un projet, une pensée répétitive, ou pire un blocage corporel, une maladie.

Nous savons instinctivement que quelque chose doit être modifié, qu’une nouvelle part de nous-même demande à émerger. Nous y arrivons parfois tout seul. Mais bien souvent nous avons besoin d’aide, de soutien, de ressources extérieures.

Faire ce 1er pas, et vouloir en faire tellement d’autres, demande du courage, de la volonté. Faire ce 1er pas demande de reconnaître la peur et de la dépasser.

Demander de l’aide pour faire ce pas, n’est pas toujours facile, cela demande aussi du courage, cela demande de dépasser ses peurs. Regarder et accepter cela c’est déjà avancer…

Alors telle la question de Vincent Van Gogh : « Comment serait votre vie si vous n’aviez pas le courage de tenter des choses ? »


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