Dans le précèdent article, je relevais le fait que la nature de l’homme est de se renouveler.

Le renouvellement peut concerner le lieu de vie, le travail, le couple, l’agrandissement de la famille, le démarrage d’une nouvelle activité, un nouveau cercle amical, bref il existe de multiples façons de faire.

Logiquement, un temps de réflexion précède toute maturation et mise en œuvre de projets. Par le biais de la volonté, de l’intuition, d’une suggestion. Cela relève souvent du domaine de l’envie, parfois du devoir, en fonction d’une circonstance de vie.

Et même dans le cas de la volonté ou du « devoir », l’appel profond vient finalement de l’âme, l’essence profonde de chacun. Certains en ont conscience, d’autres non. Certains l’écoutent, d’autres non. On parle de « petite voix » ou d’instinct. Mais, tout le temps, cette essence est ce qui guide nos pas et va nous permettre d’avancer petit à petit vers ce qui nous convient le mieux.

Cette transformation peut parfois se faire en douceur, mais la majorité du temps la nécessité du changement se manifeste par des blocages, des problèmes, des maladies. Parce que cette petite voix, cet instinct ne sont pas écoutés. Force est de constater que dans notre société on nous apprend à écouter plus ce qui vient de l’extérieur, que de l’intérieur.

Nous avons tous lu ou entendu des récits de personnes ayant radicalement modifié leurs parcours de vie à la suite d’un accident ou d’une maladie. Ces évènements leur ont fait reconsidérer leurs valeurs, leur entourage, leur travail, leur couple, bref tout ce qui leur semblait important mais qui, à un moment donné, ne leur convient plus, ne leur correspond plus. Et lorsque l’on n’écoute pas sa petite voix intérieure, qui, sagement, ne manque jamais de prévenir ou d’indiquer, la vie se charge de nous faire comprendre. Et à ce moment-là, tous les repères considérés comme rassurants ou socialement acceptables peuvent tomber. Et bien soit !

Cette transformation, aussi perturbante, douloureuse ou déstabilisante soit elle, est néanmoins nécessaire. Elle n’a rien de confortable, assurément. Mais, pour reprendre l’exemple plus haut, aucune des personnes ayant transformé sa vie suite à un choc, ne reviendrait en arrière, et tous prennent conscience que c’était pour une amélioration.

Déjà, en son temps, le chimiste et philosophe Lavoisier faisait ce constat « Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme »

Alors pourquoi ne pas intégrer cette notion et accepter que la transformation, ta transformation se fasse lentement, doucement mais sûrement?


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